Avec cet article, j’inaugure une nouvelle rubrique sur ABC-Cooking: « KEZAKO ». En effet, comme je vous propose de plus en plus de recettes japonaises ou japonisantes, j’ai décidé de vous parler un peu plus en détail des ingrédients de cette cuisine.
Je commence avec l’inégalée umeboshi. Les amateurs de manga japonais connaissent certainement cet aliment, qui entre en général dans la composition des bentô (simplement posée sur un lit de riz blanc, qui n’est pas sans rappeler le drapeau du Japon) et des onigiri en tant que garniture.

Les Japonais adore l’umeshu, qui est la liqueur d’ume. Il existe pleins de bonbons aromatisé à l’ume, ainsi que des gâteaux et autres douceurs.
La première fois est souvent… mémorable ! L’umeboshi risque de prime abord de vous décrocher une sublime grimace: c’est acide et salé. Très acide et très salé. Mais promis, on s’y fait et associée à d’autres aliments elle est vraiment délicieuse et apporte une note de fraîcheur très agréable.
Mais saviez-vous que cette prune saumurée associée au pays du soleil levant est en fait chinoise ? Ce n’est qu’au VIIIème siècle (mais selon les sources, j’ai trouvé VIème et VIIème siècle…) qu’il fut importé au Japon.
Déjà, qu’est-ce que l’umeboshi (梅干, prononcer « oumébôchi ») ?
On parle de prune, mais c’est en fait un abricot japonais (prunus mume), ceci dit sa nature est relativement controversée quant à savoir s’il s’agit d’une prune ou d’un abricot; toutefois en français il est toujours traduit par « prune » c’est donc ainsi avec cette appellation que j’y ferai référence. Le fruit est plus ou moins gros.
Une fois récoltée lors de la saison des pluies au Japon, encore verte, la prune est plongée dans de l’eau froide durant plusieurs heures afin de lui ôter son amertume, elle est ensuite salée pendant deux semaines puis encore 4 autres semaines pendant lesquelles le sel est mélangé à des feuilles de shiso *périlla* (comme les ume, le shiso est préalablement salé et écrasé) afin de donner cette couleur rouge que nous lui connaissons. Enfin, elles sont séchées au soleil avant d’être mise en bocal avec un peu du jus obtenu lors de la fermentation (celui-ci aide entre autre à une meilleure conservation).
Les aliments ainsi saumurés sont appelés « Tsukemono ».
L’umbeshi, bonne pour la santé ?
Oui oui et trois fois oui ! L’umeboshi est plein de minéraux, de protéines et en acide citrique. Au Japon comme en Chine, l’umeboshi est considérée comme un médicament préventif.
Paradoxalement, malgré son acidité réelle, elle a un effet alcalinisant sur notre corps.
Elle permet de soigner la gueule de bois, la constipation, la mauvaise haleine, les problèmes intestinaux (mangée avec du riz, elle aide à digérer ce dernier). Il est dit que l’umeboshi permet de prévenir 38 symptômes différents de maladie !!
Le sel et l’acide citrique contenus dans cet ingrédient aide à lutter contre la fatigue.
L’umeboshi augmente également la sécrétion salivaire. Or notre salive contient une hormone qui aide à lutter contre le vieillissement. L’umeboshi aide donc à lutter contre le vieillissement. A votre avis, pourquoi tant de Japonais sont centenaires ?!
Elle purifie notre sang des toxines…
En plus de lui donner cette couleur rougeâtre caractéristique, le shiso (prononcé « shisso ») apporte des propriétés antibactériennes et conservatrices. Le shiso, en plus de sa couleur, apporte à l’ume des vitamines et minéraux supplémentaires comme la vitamine C
J’en oublie très certainement, mais il est indubitable que son acidité soit bonne pour notre corps à de nombreux points de vue.
Comment déguster l’umeboshi ?
L’umeboshi est très salée, et acide (pas étonnant puisque la prune est saumurée).
Comme je vous le disais, la façon la plus classique est de l’associer à du riz, que ce soit sur du riz gohan (riz blanc) ou comme garniture dans un onigiri. De plus, l’umeboshi permet au riz de l’onigiri de mieux se conserver. Je vous recommande également de glisser une umeboshi dans votre bento estival car son action antibactérienne est très appréciée lorsqu’il fait chaud et que l’on doit trimballer son repas…
J’ai également découvert que l’on peut la mettre dans un bouillon clair, avec quelques autres ingrédients comme des somen et des champignons c’est tout simplement délicieux comme note acidulée.
On peut aussi la réduire en purée afin de l’utiliser dans des vinaigrettes ou comme condiment. Vous pourrez la trouver en tube, au rayon des tubes de wasabi. Sous cette forme, elle relève également agréablement les sauces et les légumes sautés ou simplement émincée sur des concombres en rondelles.
Cependant, n’oubliez surtout pas de dénoyotter l’umeboshi avant utilisation, sans quoi vous pourriez avoir quelques mauvaises surprises.
Où acheter des umeboshi ?
La marque LIMA en vend, et est trouvable dans les magasins bio, les biocoop. Elles sont trouvables sous le nom « umebosi » (vous trouverez souvent cette orthographe en France).
Vous les trouverez évidemment chez Kioko, au rayon frais au magasin rue Sainte-Anne (ils la commercialisent dans des conditionnements de plusieurs tailles, très pratique lorsque l’on veut simplement goûter pour savoir si cela nous convient, sans avoir peur de gâcher) ou sur leur site de vente en ligne. A savoir: le produit est souvent marqué comme indisponible en vente en ligne, mais n’hésitez pas à demander par email s’il l’est vraiment, on vous répondra toujours gentiment
.
Certains autres magasins asiatiques en vendent sûrement, mais je ne l’ai jamais vérifié (je mettrai à jour si vous avez d’autres renseignements).
Mot de la fin: j’ai vraiment l’impression que mon article est incomplet… alors si jamais vous voyez des choses à y rajouter, n’hésitez pas à me le faire savoir





























Ah, là,là… Tu as lu cette bédé « Je ne reverrai pas Okinawa’ ?? Vers la fin, Chenda commande un Umeboshi-Sawa. Qu’on peut traduire par un Perrier-prune.
Sinon pour signaler, les ‘prunes en saumure’ au rayon légume en saumure de l’épicerie asiatique, ne sont pas un subtitut car ils sont trop salés.
Tu sais que les BDs et moi… donc non je ne connais pas celle-là. Par contre, j’ai découvert hier le Perrier Prune sur le blog génial de Vanessa (I am like I am) !
Je n’avais pas osé acheter les prunes salées aperçues à Paristore, je vois que j’ai bien fait.
Tu as utilisé les umeboshi que je t’avais laissées ?
Oui et merci en passant, il m’en reste une et celle-là, je la dévorerai le jour où je trouve un autre bocal d’Ume…
Très enrichissant cet article.Tu vas halluciner quand je te communiquerai le prix payé dans ma coop bio pour ce même bocal.
Pour moi, c’est un excellent remède pour mes problèmes digestifs.
J’ai hâte de savoir le prix que tu paies à ta biocoop Mirontaine, je sais que c’est vraiment cher (j’ai remarqué qu’en fait Kioko a des prix vraiment avantageux, et surtout ils en vendent en très gros bocaux).
Ca t’aide bien alors pour tes problèmes digestifs ? Génial !
je tombe par hasard sur ton blog car je m’intéresse au ume depuis que j’en ai mangé en macaron chez Aoki. Pour carburer au Perrier prune, je peux dire que ceux que tu trouve chez tang ou paris store vont très bien avec le Perrier. Je cherche à faire des macarons ume alors j’irais faire un tour chez kioko pour voir si c’est différent de ceux que je trouve chez Tang…A suivre (^_^)
Hmm je n’ai pas goûté les umeboshi de chez Tang puisqu’il n’y en a pas à Toulouse, mais apparemment ce ne sont pas les mêmes.
Le meilleur moyen est en effet de tester celles de Kioko (qui sont 100% japonaises elles !).
[...] un nouvel épisode dans ma rubrique KEZAKO, après l’umeboshi, un autre incontournable de la cuisine japonaise: l’edamame (prononcé [...]
Vous trouverez de l’umeboshi au ‘grand appetit’, rue de la cerisaie, 75012 Paris,
métro Bastille.
Vous y trouverez des produits conçus de façon traditionnelle et bio, et importé du japon. Miso, sauce soja, umeboshi, thé trois ans, algues, lotus, etc …
Bon appétit !
Merci beaucoup pour l’info
Hello!
J’ai cherché désespérément des umeboshi (je suis accro) dans les rayons de Tang Frères, Big Store et de Paris Store et je n’en ai pas trouvé T_T…
Dans quel rayon en avez-vous vu?
En revanche, aucun problème pour trouver de l’umeshu!! (Excellent, d’ailleurs
)
Merciii!
Hello! J’ai repéré des bocaux d’omeboshi au Luxembourg, mais la date de péremption indiquait 2008… je ne sais pas si c’est un problème, car je sais que les umeboshi se conservent normalement assez longtemps.
Quelqu’un pourrait me donner son avis sur ce point?
Merci d’avance
Bonjour Antoine
Comme ce sont des saumures, cela se conserve vraiment longtemps… genre j’ai les miennes depuis un an dans mon frigo.
Bonjour,
J’aimerais savoir si le jus obtenu lors de la fermentation est considéré comme un alcool.Et bravo pour l’article,il est super!