Riz épicé aux lardons et petits pois, cuit au rice cooker… pour honorer une 1ère rencontre.

Mon histoire familiale est sans doute comme celle de beaucoup d’autres dans la forme… ma maman m’a élevée toute seule. Je savais que je tenais ma peau café au lait de mon père, né en Guyane; mais pas grand chose de plus.

Depuis plusieurs années cependant, surtout depuis que je suis maman, j’avais besoin de retourner à mes racines, de connaître cette moitié de moi qui m’était totalement abstraite, un retour aux sources. Ce n’est pas facile de vivre comme étant la seule personne de couleur dans une famille de Blancs, mais c’est possible :) Je lui écrivais régulièrement, sans toujours avoir une réponse mais je continuer à donner de mes/nos nouvelles. Je ne remercierai jamais suffisamment Mamounette de m’avoir permis tout cela.

J’ai rencontré mon père pour la première fois le 27 mai dernier, ce n’était pas du tout prévu mais je suis heureuse d’avoir été poussée au derrière pour le faire. C’est comme si les deux pans de ma vie s’étaient enfin reconnectés l’un à l’autre. L’émotion passée, je suis heureuse de ne pas avoir tourné les talons juste avant comme j’ai failli le faire.

En discutant, j’ai découvert qu’il avait une réelle passion pour la cuisine (tiens donc, paraît que les chiens ne font pas des chats). Nous avons finalement beaucoup de points communs, c’en était presque troublant puisque je ne connaissais jusqu’alors presque rien de lui ! De là à dire que ça pourrait être dans les gênes……. Il m’a alors avoué qu’il avait ce don de pouvoir refaire un plat juste en l’ayant vu être préparé (la chance) et m’a décrit une recette que lui avait montrée une amie haïtienne, simplement faite au rice cooker. De l’oignon, de l’ail, des lardons revenus, puis du riz, des petits pois et voilà. OK, c’est retenu dans mon esprit.

Facile, rapide, pas besoin de 36 accessoires. C’est enfantin et terriblement savoureux. Vraiment, si vous hésitez à investir dans un rice-cooker (cuiseur à riz), foncez. On peut préparer plus que du riz avec, et ça simplifie la vie.

Je dois confesser qu’il n’y a pas d’épices dans la recette que mon père m’avait expliquée, au départ j’ai voulu mettre un peu de curcuma afin d’avoir une jolie couleur jaune, puis j’ai eu envie de cumin et de paprika et hop voilà !

J’assume, mais j’utilise une conserve de petits pois/carottes au lieu de frais, souci de rapidité du déjeuner oblige. Bouuuuuuuuuuuh (et je mange du surimi aussi, ;) Vero)

Riz épicé aux lardons et petits pois

Riz épicé aux lardons et petits pois

Ingrédients:

  • 2 doses (300g) de riz basmati (j’utilise du semi-complet, mais ce n’est pas obligatoire)
  • 2 doses d’eau (plus si vous utilisez du riz complet ou semi-complet; je vérifiais régulièrement la cuisson pour en rajouter)
  • 1 oignon
  • 2 grosses gousses d’ail
  • 1 noisette de gingembre
  • 1 barquettes d’allumettes de lardons fumés
  • 400g de petits pois/carottes
  • ½ cuiller à café de curcuma en poudre
  • ½ cuiller à café de paprika doux
  • ½ cuiller à café de cumin en poudre
  • Sel au goût (facultatif)

Epluchez et émincez finement l’oignon et l’ail; épluchez le gingembre et râpez-le. Réservez.

Faites chauffer votre rice-cooker puis ajouter les lardons. Laissez dorer en remuant de temps en temps. Lorsqu’ils commencent à colorer, ajoutez le mélange ail+oignon+gingembre. Brassez bien et laissez revenir jusqu’à ce que l’oignon devienne translucide.

Ajoutez les épices puis le riz, mélangez bien afin qu’il soit complètement enrobé.
Rajoutez l’eau, mettez le couvercle. Repositionnez en mode cuisson et laissez le cuiseur faire le reste.

Cependant, vérifiez régulièrement la cuisson, il sera peut-être nécessaire de rajouter de l’eau. Lorsque le riz est cuit, servez sans plus attendre.

Nolwenn

Le soleil est revenu.. vive le poulet_qui_tue !

Quelle superbe rime n’est-ce-pas ;)

Lors du pique-nique des Merveilles à Bordeaux, Vero nous avait préparé ses brochettes de poulet qui tue. OoOoOh comment je comprends qu’elle en raffole: c’est tout simplement… délicieux ? fabuleux ? savoureux ? Vraiment très très bon.

Alors forcément, lorsque je lui ai demandé la recette, elle m’a indiqué comment la trouver dans sa cuisine métisse.

Je l’ai réalisée DEUX fois dans la même semaine. Ben oui, que je vous raconte: j’utilise généralement de la viande que j’ai congelée, il faut donc penser au temps de décongélation (je la sors le soir pour la faire pour le déjeuner du lendemain). Une fois couchés, à une heure relativement avancée de la soirée, je dis à Hubby “miiiiiiiiiiiiiiiiice *oui oui, je suis une femme très polie* j’ai oublié de sortir le poulet pour demain !!!!!!!!” *vous noterez la subtilité dans ma phrase, exprimant un “tu peux te relever pour aller le mettre au frigo please ?“* Il se lève gentiment, va dans la cuisine… et là j’entends un grand BADABOUUUUUUUUUM mais pas de “aïe” donc je me dis que ce n’est rien de grave… Il revient se mettre au chaud sous la couette; je lui demande ce qui s’est passé “rien rien, les morceaux de viande me sont tombés dessus lorsque j’ai ouvert la porte du congèl’” “euh les “morceaux ?” “ben oui”. Je me demande de quoi il parle, je lui avais demandé de sortir deux ou trois escalopes de poulet et il me parle de morceaux. Bon tant pis, je verrai demain matin ! Et je me suis endormie…

Le jour J, j’ouvre le frigo et vois que Hubby ne m’a pas sorti deux ou trois escalopes de poulet comme demandé la veille, mais le reste du kilo de sauté de dinde. Arf arf arf ! Bon, je ferai avec hein.

Puis autre souci, j’ai perdu la lame de mon super mini-hâchoir Seb. C’est le seul robot qui me permet de faire des préparations véritablement lisses et une incroyable mayonnaise sans effort. Au secours :( En plus, je ne retrouve plus ce dit modèle… Tout ça pour dire que du coup, mon mélange ail+oignon n’était pas une purée mais un fin hâchis.

Pis en plus, j’ai dû acheter de la sauce soja claire spécialement pour cette recette… moi qui n’utilise habituellement que de la sauce soja japonaise (Kikkoman, pour ne pas la nommer) ! Ah j’vous jure, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour bien manger :D

Bref, malgré toutes les embuscades de dernière minute, j’ai réussi !

J’ai rajouté une cuiller à soupe de saké (on ne me refera pas hein !)

Je vous déconseille de le faire avec de la dinde, c’était vraiment bof niveau texture. Par contre, avec le poulet… hmmmmm régal ! Bon, je vis en appartement et n’ai pas la possibilité de faire un bbq, cela doit forcément être meilleur avec un poulet entier cuit dans les braises comme le préconnise Véronique, mais comme ça c’était très bon également.

Dinde Qui Tue
Version brochettes avec de la dinde

Ingrédients (pour 2 ou 3 personnes):

  • ½ gros oignon
  • 3 gousses d’ail
  • 1 noisette de gingembre frais
  • 2 cuillers à soupe de sucre en poudre
  • Sauce soja claire (il me semble que j’en ai mis 4 ou 6 cuillers à soupe)
  • 1 cuiller à soupe de saké (facultatif)
  • 1 cuiller à soupe d’huile de tournesol (plus d’arachide sous la main)

Pelez l’oignon, le gingembre et l’ail. Dégermez ce dernier avant de réduire le tout en purée.

Mettez le mélange dans un saladier avec la sauce soja et le tournesol.

Détaillez votre viande en gros cubes, mettez dans le saladier et mélangez bien afin que tous les morceaux soient imprègnés de marinade.

Filmez et réfrigérez pour au moins 2 heures.

Normalement, c’est cuite dans les braises d’un barbecue… mais j’ai dû faire autrement ! Alors faites revenir les morceaux de poulet dans une poêle bien chaude et légèrement graissée pendant que le four préchauffe. Puis terminez la cuisson au four en arrosant régulièrement la viande avec de la marinade et en la retournant de temps à autre.

A taaaaaaaaable !!

Poulet_qui_tue de Vero
Poulet_qui_tu accompagné de coleslaw.

Nolwenn